Livres

renversements-II_couverture



Editions Paris Expérimental, 2013
Collection Sine qua non
Format 14x18 com
172 pages noir et blanc
ISBN 9782912539465. 20 €

Écrits de 2000 à 2011, ces différents textes prolongent la réflexion menée sur le cinéma et ses métamorphoses dans le précédent volume, Renversements 1. Quel est le devenir du « septième art » ? A-t-il franchi sa propre limite ? Le cinéma se caractérise-t-il par une manière d’indiscipline ?
Une première partie, Récits, dresse une cartographie de ces multiples interactions. Qu’il s’agisse de la place de l’optique en littérature à propos de l’écrivain allemand Arno Schmidt, de l’ufologie dans ses déboires avec la radiophonie, de la théorie du camouflage ou du concept magique de photogénie dans l’histoire des avant-gardes artistiques, la pensée du cinéma offre un modèle théorique qui irrigue divers champs du savoir et du non-savoir.
En guise d’exercices d’admiration, la seconde partie, Figures, décrit plus particulièrement l’œuvre de cinéastes éminemment singuliers — Adolpho Arrieta, Raúl Ruiz, Michael Snow, Serguei Paradjanov — en privilégiant leur situation explosive et disruptive au sein de l’histoire du médium, source de curieux courts-circuits temporels entre les genres et les traditions.
Sous la forme fragmentaire d’une poétique du cinéma, la dernière partie, Méthodes, analyse la fabrique du cinéaste lui-même dans ses liens avec le langage, la lettre, la parole et une certaine forme expérimentale de bégaiement. Au cours de ces différentes enquêtes, le cinéma se déplace, se transforme, se dédouble, migre, selon la logique paradoxale, inversée et destructrice à la fois, du renversement.

 

SOMMAIRE

De l’optique en littérature. Arno Schmidt et la photographie / Trompe-l’œil. Essai d’iconologie des soucoupes volantes / Éloge du camouflage / Photogénie plastique / L’ange et le bâillon. Notes sur quelques films d’Adolpho Arrietta / La théorie et les rendez-vous. Sur quelques films documentaires de Raúl Ruiz / De Buster Keaton à Michael Snow / Notes sur les rushes de Sayat Nova / Voir le son / Sténographie / Dactylographie / Du bégaiement

 

sortir-du-cinema

Sortir du cinéma

Histoire virtuelle des relations de l'art et du cinéma

 

Format 17x24 com
272 pages noir et blanc

ISBN 9782940159536. 22 €

 

 

Si le cinéma s’est affirmé comme technique et comme référence pendant plusieurs décennies, il n’est plus un art aujourd’hui qui ne peut s’intéresser qu’à sa seule histoire. Il est une fenêtre parmi d’autres sur l’écran de l’ordinateur qui doit composer avec les autres arts. Son exposition de plus en plus fréquente hors de la salle de projection déplace le lieu de sa propre définition. Quelle est la nature de cette transformation ? Sommes-nous à jamais sortis du cinéma ?

Rarement pensé dans son actualité, mais dans sa puissance, le cinéma n’est pas un art. Il le sera, dit-on, s’il sait contourner les obstacles du récit, du théâtre, du parlant, du commerce, de la couleur, de la télévision, du numérique. Promesse jamais tenue, toujours reconduite, qui engage une temporalité de nature prophétique. La question de la relation du cinéma aux arts doit être pensée sous le biais de ce lien temporel paradoxal qui se conjugue au futur antérieur.

Sortir du cinéma explore les relations de l’art et du cinéma en étudiant ce qui n’a pas eu lieu, ce qui aurait pu avoir lieu, ce qui est resté sans suite, ce qui a été oublié, ce qui est devenu une pure virtualité. À la manière d’une contre-histoire, à rebours, ce livre privilégie les figures oubliées, les impasses, les seuils, les trous noirs, les fantômes, les rencontres sans suite, les anachronismes.

Qu’en est-il du film de Hans Richter et Georges Méliès consacré au baron de Münchhausen ? Jean Epstein a-t-il lu Maya Deren ? Quand le cinéma est-il entré au musée pour la première fois ? Godard est-il surréaliste ? Joseph Cornell est-il un commissaire d’exposition ? Fluxus se présente-t-il comme une suite critique des films de Laurel et Hardy ? Orson Welles et Nicholas Ray sont-ils des artistes contemporains ? Le cinéma d’exposition est-il une anagramme du cinéma ?

Cette enquête, au sens borgésien du terme, sur les relations virtuelles entre l’art et le cinéma, suppose un mode d’exposition dramatique qui ménage des  tableaux et des scènes, qui fasse usage des figures de la rhétorique et de la prosopopée. Car il s’agit ici d’une métahistoire du film pour laquelle « donner une description précise de ce qui ne s’est jamais passé », selon Oscar Wilde s’annonce comme la tâche primordiale de l’historien.

Presse

Critique d'art, Liliane Terrier (PDF)